dimanche 28 septembre 2008
Rencontre
<<If you want to touch the sky, fuck a duck and try to fly>>
Cri
Lorsqu'un cri déchire les ombres, une oreille au loin se tend
Lorsqu'un éclair fend la nuit, des yeux lointains le captent
Le papillon s'embrasant fait méditer quelqu'un de part le monde.
Le désespoir d'une révolte trouve toujours un réceptacle. Il est toujours reçu par quelqu'un. Jamais un cri n'a pour auditoire qu'un vide immonde, non. Qui que soit le révolté, quelle que soit sa démence, il existe quelque part un esprit prêt à savoir, prêt a comprendre.
Le temps, allié indispensable, ne doit plus qu'oeuvrer pour compléter la toile.
Et le jour se lève sur un monde changé, purifié et lavé, qui replonge petit a petit vers une nouvelle vie.
Crie cher ami, crie et le vie que tu transmets sera notre destinée.
vendredi 26 septembre 2008
Du même sang
http://www.dailymotion.com/video/x6txcy_du-meme-sang
L'esprit laminé
Le coeur retourné
La vidéo s'est arrêtée
L'art est admiré
Je suis juste ému
Héricourt le 14/11/2007
Emotion pure garantie, âmes sensibles s'abstenir... Ca existe, alors prenez dix minutes pour visionner ce film et réflechir...
mercredi 24 septembre 2008
Le Triangle Rose
.
Le Triangle rose
C’était l’époque des bottes et des marches au pas
Le temps du pain noir et de la désillusion
Quand des larmes du sang de la sueur au front
Tous les hommes ont du faire un choix, choix de loi
Un triangle rose gravé sur la poitrine
Enfoncée dans sa chair, dans son âme une épine
Un baiser inoubliable l’a envoyé
A la rencontre de l’horreur édifiée
Sur le pas de la porte à la tombée du jour
Un baiser conclut des heures d’un tendre amour
Sous le regard sombre d’un voisin endetté
Homme qui a bien compris comment pavaner
Un triangle rose gravé sur la poitrine
Enfoncée dans sa chair, dans son âme une épine
Un baiser inoubliable l’a envoyé
A la rencontre de l’horreur édifiée
La porte de bois coulisse, place aux grilles en fer
Des baraquements alignés de couleur terre
Plus loin se trouvent les douches et le four du camp
Les costumes au triangle attendent patiemment
Un triangle rose gravé sur la poitrine
Enfoncée dans sa chair, dans son âme une épine
Un baiser inoubliable l’a envoyé
A la rencontre de l’horreur édifiée
Il s’avance nu comme tous ses congénères
Ses vêtements sont restés sur le tas derrière
C’est la fin de trois semaines de dur labeur
Il s’en va rejoindre les bras de son tendre cœur
Héricourt, décembre 2007
Les strophes peuvent être inverser et ainsi aller dans l’ordre contraire au défilement chronologique… c’est presque mieux…
Ceci est un hommage. Un hommage a tous ceux qui vécurent et moururent un triangle rose gravé sur la poitrine. Gravé par les tortures physiques et morales. Un triangle rose gravé. Un triangle rose qui représente le vagin d'une petite fille, pour humilier tous ces hommes. Un triangle rose égalant d'atrocité cette étoile si honteuse, étoile jaune sombre d'entre les sombres. Un triangle rose qui installait ses bénéficiaires juste au-dessus du peuple juif dans l'échelle des races de Hitler. Un triangle rose porté par tous les homosexuels des peuples germaniques, tous ceux dénoncés qui sont allé grossir les rangs des camps, aller utiliser les douches a gaz et les four crématoires... Ceci est un hommage, un hommage bien seul parmi tous ceux rendus aux autres peuples assassinés... alors n'oubliez jamais cette horreur, horreur de plus parmi tant d'autres, horreur de trop parmi toutes celles qui eurent lieu, horreur dont les vestiges aujourd'hui ne sont pas des monuments en marbre mais une peur, une haine, des insultes, des agressions subies tous les jours par certains de ce peuple... alors n'oubliez pas : Durant le régime nazi, pour faits d'homosexualité, 100000 hommes furent arrêtés, 15000 furent déportés, dont 210 Français.
dimanche 21 septembre 2008
Je rêve
Rêve
Je songe à une armée en marche
Vers l’infini, vers l’inconnu
Dont les milliers de soldats nus
Obéissent à la céleste arche
Et j’embrasse ces fiers guerriers
Qui m’enveloppent de leurs ailes
Je caresse leur longue épée
Leur bouclier, armes charnelles
Leur pâle peau illuminée
Comme d’un vif feu intérieur
Leur blonde cascade bouclée
Resplendissent sous ma douceur
Ils ralentissent puis s’arrêtent
La tendresse a changé leur quête
Aux ordres ils sont devenus sourds
La guerre est vaincue par l’amour
Je songe à des hommes qui s’aiment
De l’infini à l’inconnu
Aux milliers de soupirs émus
Récoltant ce que le vent sème
Tant que leurs lèvres seront rouges
Ils s’uniront, communieront
De la plus noble des façons
De celle où cœur, âme et corps bougent
Héricourt, le 11/04/2008
Grève d'amour
Grève d’amour
Alors débutait la saison des roses
Ils marchaient tranquillement sur la grève
Le monde avait lieu dans l’ordre des choses
Tous deux s’effleuraient tendrement les lèvres
Le voyage devra s’arrêter bientôt
Dans quelques pas, quelques pensées, sans cri
Marchant sur la terre, oubliant les maux
Avançant sur la mer, ressentant la vie
Une mouette salua de son rire
Cet amour si tendre, si beau, si chaud
Aux temps d’Ulysse et d’Homère, une lyre
Remplacerait le clapotis de l’eau
Chacun d’eux portait le prénom de l’autre
Le même que celui d’un des apôtres
Demain s’éveillera ainsi qu’un rêve
Ils penseront souvent à cette grève
Moi qui fut témoin de l’amour sans fin
Que portaient ces jeunes gens en leur sein
Aujourd’hui je pense souvent à eux
Lorsque l’horloge apport’ le couvre feu
En songe je les rencontre à nouveau
Des amants s’aimant tendrement
Ils montrent le monde à un jeune enfant
Un monde me semblant un peu plus beau
Peuple maître
Peuple maître
Je rêve d’une foule avançant dans la rue
Marchant en silence toute de blanc vêtue
On aboie des ordres dans les sphères d’élite
Bientôt un général fait brandir les fusils
Alors que la foule les ignore ils crépitent
Le blanc se tache de rouge et rejoint son nid
La nuit passe et le soleil se lève à nouveau
La masse est plus nombreuse ce matin, plus forte
Plus immaculée aussi, toujours sans un mot
Elle progresse avec foi vers les sombres cohortes
Qui l’empourprent à la hâte en un long grondement
Le fier général a le sourire des puissants
Le jour revient encore, de même les hommes
Plus abondants qu’hier, les morts comme debout
Ils font face à l’armée dont ils attendent els coups
Les régiments de l’ombre se sont clairsemés
Les ordres ont moins d’effet sur les armes et leurs hommes
Le jour parti le sang avait déjà séché
La nuit se retire et dévoile la blancheur
Voilant les canons, les pavés et les maisons
La légion arborant sa nouvelle couleur
Va s’unir au peuple, fidèle au rendez-vous
Tous les vivants, ainsi que tous els morts, sont là, debout
Le général déchu en retrouve raison
Si je rêve d’un peuple libre de sa peur
Qui sait écarter la terreur imposée
Autant par sa raison que de par son ardeur
Peuple servi et non violé par son armée
C’est que j’aimerais voir ce songe prendre vie
Voir un peuple maître et là-bas et ici
Héricourt, le 20/02/2008
Superman
Superman n'est pas venu.
Ca lui aurait pris dix minutes.
Dix minutes pour apporter des médicaments.
Mais Superman n'est pas venu.
L' Afrique c'était trop loin pour lui.
Peut etre qu'il ne connait meme pas.
Ou qu'il s'en fiche carrément.
Il n'a pas sauvé mon papa.
Il est mort du sida.
Superman, tu sais quoi?
Bah mon papa etait bien plus Super que toi...
Qu'y a-t-il de plus grand?
Grand extrait d'une oeuvre de Victor Hugo, que j'ai volontairement coupé à cet endroit, tellement je pense que cela suffit. Si vous n'avez pas le courage ou l'envie de lire les volumes complets, lisez ce passage, il vous emplira de ce que fait Hugo. Bonne lecture.
<<Les chocs des jeunes esprits entre eux ont cela d'admirable qu'on ne peut jamais prévoir l'étincelle ni deviner l'éclair. Que va-t-il jaillir tout à l'heure ? on l'ignore. L'éclat de rire part de l'attendrissement. Au moment bouffon, le sérieux fait son entrée. Les impulsions dépendent du premier mot venu. La verve de chacun est souveraine. Un lazzi suffit pour ouvrir le champ à l'inattendu. Ce sont des entretiens à brusques tournants où la perspective change tout à coup. Le hasard est le machiniste de ces conversations-là.
Une pensée sévère, bizarrement sortie d'un cliquetis de mots, traversa tout à coup la mêlée de paroles où ferraillaient confusément Grantaire, Bahorel, Prouvaire, Bossuet, Combeferre et Courfeyrac.
Comment une phrase survient-elle dans le dialogue ? d'où vient qu'elle se souligne tout à coup d'elle-même dans l'attention de ceux qui l'entendent ? Nous venons de le dire, nul n'en sait rien. Au milieu du brouhaha, Bossuet termina tout à coup une apostrophe quelconque à Combeferre par cette date.
—18 juin 1815 : Waterloo.
À ce nom, Waterloo, Marius, accoudé près d'un verre d'eau sur une table, ôta son poignet de dessous son menton, et commença à regarder fixement l'auditoire.
—Pardieu, s'écria Courfeyrac (Parbleu, à cette époque, tombait en désuétude), ce chiffre 18 est étrange, et me frappe. C'est le nombre fatal de Bonaparte. Mettez Louis devant et Brumaire derrière, vous avez toute la destinée de l'homme, avec cette particularité expressive que le commencement y est talonné par la fin.
Enjolras, jusque-là muet, rompit le silence, et adressa à Courfeyrac cette parole :
—Tu veux dire le crime par l'expiation.
Ce mot, crime, dépassait la mesure de ce que pouvait accepter Marius, déjà très ému par la brusque évocation de Waterloo.
Il se leva, il marcha lentement vers la carte de France étalée sur le mur et au bas de laquelle on voyait une île dans un compartiment séparé, il posa son doigt sur ce compartiment, et dit :
—La Corse. Une petite île qui a fait la France bien grande.
Ce fut le souffle d'air glacé. Tous s'interrompirent. On sentit que quelque chose allait commencer.
Bahorel, ripostant à Bossuet, était en train de prendre une pose de torse à laquelle il tenait. Il y renonça pour écouter.
Enjolras, dont l'œil bleu n'était attaché sur personne et semblait considérer le vide, répondit sans regarder Marius :
—La France n'a besoin d'aucune Corse pour être grande. La France est grande parce qu'elle est la France. Quia nominor leo.
Marius n'éprouva nulle velléité de reculer ; il se tourna vers Enjolras, et sa voix éclata avec une vibration qui venait du tressaillement des entrailles :
—À Dieu ne plaise que je diminue la France ! mais ce n'est point la diminuer que de lui amalgamer Napoléon. Ah çà, parlons donc. Je suis nouveau venu parmi vous, mais je vous avoue que vous m'étonnez. Où en sommes-nous ? qui sommes-nous ? qui êtes-vous ? qui suis-je ? Expliquons-nous sur l'empereur. Je vous entends dire Buonaparte en accentuant l'u comme des royalistes. Je vous préviens que mon grand-père fait mieux encore ; il dit Buonaparté. Je vous croyais des jeunes gens. Où mettez-vous donc votre enthousiasme ? et qu'est-ce que vous en faites ? qui admirez-vous si vous n'admirez pas l'empereur ? et que vous faut-il de plus ?
Si vous ne voulez pas de ce grand homme-là, de quels grands hommes voudrez-vous ? Il avait tout.
Il était complet. Il avait dans son cerveau le cube des facultés humaines. Il faisait des codes comme Justinien, il dictait comme César, sa causerie mêlait l'éclair de Pascal au coup de foudre de Tacite, il faisait l'histoire et il l'écrivait, ses bulletins sont des Iliades, il combinait le chiffre de Newton avec la métaphore de Mahomet, il laissait derrière lui dans l'orient des paroles grandes comme les pyramides ; à Tilsitt il enseignait la majesté aux empereurs, à l'académie des sciences il donnait la réplique à Laplace, au conseil d'état il tenait tête à Merlin, il donnait une âme à la géométrie des uns et à la chicane des autres, il était légiste avec les procureurs et sidéral avec les astronomes ; comme Cromwell soufflant une chandelle sur deux, il s'en allait au Temple marchander un gland de rideau ; il voyait tout, il savait tout ; ce qui ne l'empêchait pas de rire d'un rire bonhomme au berceau de son petit enfant ; et tout à coup, l'Europe effarée écoutait, des armées se mettaient en marche, des parcs d'artillerie roulaient, des ponts de bateaux s'allongeaient sur les fleuves, les nuées de la cavalerie galopaient dans l'ouragan, cris, trompettes, tremblement de trônes partout, les frontières des royaumes oscillaient sur la carte, on entendait le bruit d'un glaive surhumain qui sortait du fourreau, on le voyait, lui, se dresser debout sur l'horizon avec un flamboiement dans la main et un resplendissement dans les yeux, déployant dans le tonnerre ses deux ailes, la grande Armée et la vieille garde, et c'était l'archange de la guerre !
Tous se taisaient, et Enjolras baissait la tête. Le silence fait toujours un peu l'effet de l'acquiescement ou d'une sorte de mise au pied du mur. Marius, presque sans reprendre haleine, continua avec un surcroît d'enthousiasme :
—Soyons justes, mes amis ! être l'empire d'un tel empereur, quelle splendide destinée pour un peuple, lorsque ce peuple est la France et qu'il ajoute son génie au génie de cet homme ! Apparaître et régner, marcher et triompher, avoir pour étapes toutes les capitales, prendre ses grenadiers et en faire des rois, décréter des chutes de dynastie, transfigurer l'Europe au pas de charge, qu'on sente, quand vous menacez, que vous mettez la main sur le pommeau de l'épée de Dieu, suivre dans un seul homme Annibal, César et Charlemagne, être le peuple de quelqu'un qui mêle à toutes vos aubes l'annonce éclatante d'une bataille gagnée, avoir pour réveille-matin le canon des Invalides, jeter dans des abîmes de lumière des mots prodigieux qui flamboient à jamais, Marengo, Arcole, Austerlitz, Iéna, Wagram ! faire à chaque instant éclore au zénith des siècles des constellations de victoires, donner l'empire français pour pendant à l'empire romain, être la grande nation et enfanter la grande Armée, faire envoler par toute la terre ses légions comme une montagne envoie de tous côtés ses aigles, vaincre, dominer, foudroyer, être en Europe une sorte de peuple doré à force de gloire, sonner à travers l'histoire une fanfare de titans, conquérir le monde deux fois, par la conquête et par l'éblouissement, cela est sublime ; et qu'y a-t-il de plus grand ?
—Être libre, dit Combeferre.
Extrait de « Les Misérables » de Victor Hugo [livre II, troisième partie, livre quatrième, chapitre V]
Tout feu tout flamme

"Un regard incidiaire, et tout est calciné. Enmbrasser cette terre avant de l'embraser"
Lorsqu'elle te prend, cette flamme, elle te met a terre. Elle t'assome. Elle. C'est elle. Rien qu'elle. Tu te rapproches. Tu te questionnes. Tu doutes mais en même temps tu sais que c'est inévitable. Tu veux que ca soit inévitable. Tu aimes. Tu es amoureux.
Alors commence une nouvelle voie. Tu t'engages dessus sans connaître l'avenir. Tu sais que le passé est tes fondations, que le présent est ta vie, mais le futur, que sera-t-il? Avec ou sans? Tu ne sais pas et pourtant tu t'engages. Tu veux pouvoir dire oui tous les jours de ta vie, mais peux vouloir changer un bon matin.
Jours après jours, mois après mois tu évolues dans tes pensées et dans tes envies. Tu changes. Mais tu aimes toujours. Et cela tu as parfois du mal a en etre sur, comme tu peux avoir envie de le crier partout le lendemain. tu as l'impression que l'emballage du cadeau a du mal a se défaire, tu veux savoir ce qui ets a l'intérieur. Lorsque enfin tu comprends vraiment ce que c'est, ce cadeau venu du coeur, que l'on nomme l'amour, tu aimes plus que jamais mais moins que le lendemain lorsque de nouveau tu redécouvres le bonheur.
Alors tu es sûr de toi, tu aimes. Tu aimes chaque jour et tu hais la fin. La fin qui te fait recommencer un cycle. Une fin temporaire qui s'effacera lorsque le temps et l'espace s'aboliront de nouveau. Tu embrasses alors que ton coeur s'embrase. La vie naît et renaît dans ce nid emrveillaux de l'amour, parfois embarassant souvent embrassant toujours embrasant.








