R.E.V.E.

Rencontre Eperdue d'une Volupté Ephemere

samedi 31 janvier 2009

Syndrome d'Ignorance Dangereusemant Avancée

boueecondom2003

Telle une petite bouée de sauvetage lancée à ceux qui ont foi en

Syndrome       
Inventé pour   
Décourager les
Amoureux       

Je préfère

Syndrome d'
Ignorance
Dangereusement
Avancée

P.s. : edit de février 2009

Je vous en rajoute un autre, dont je possède la paternité :

Si encore de nos jours
Il est possible
De mourir d'
Amour

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dimanche 25 janvier 2009

Dionysos, ou le symbole de l'autre

Dans le panthéon grec, Dionysos est un dieu à part : outre son goût prononcé pour le vin, la fête et l’excès c’est un dieu errant, un dieu de nulle part et de partout. À la fois vagabond et sédentaire, il représente la figure de l’autre, de ce qui est différent, déroutant, déconcertant, anomique. Un nouveau symbole gay ?

dionysos

“ Le retour de Dionysos chez lui à Thèbes, s’est heurté à l’incompréhension et a suscité le drame aussi longtemps que la cité est demeurée incapable d’établir le lien entre les gens du pays et l’étranger, entre les autochtones et les voyageurs, entre sa volonté d’être toujours la même, de demeurer identique à soi, de se refuser à changer, et, d’autre part, l’étranger, le différent, l’autre.  ”

Jean-Pierre Vernant - L’univers, les dieux, les hommes (p.190)

source :http://www.leptitloup.com/, un blog orienté gay contenant des trésors dans le domaine artistique. La sensibilité de l'auteur est épatante, et elle transparaît : musique, peinture, photographie et même poésie. La dénomination ne doit pas vous rebuter, c'est loin d'être un site pornographique comme c'est souvent le cas... Ayez cette curiosité!

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Changer de regard sur la filiation

Aujourd'hui je vous propose un article de Le Monde qui pose la question de la filiation, de l'anonymat et de la bioéthique. La question est intéressante, je vous laisse juger (maintenant je donnerais mon avis dans le socmmentaires sur ce type d'article).

filiation

Changer le regard sur la filiation

LE MONDE | 24.01.09 |

L'année 2009 sera une année de débat sur la bioéthique, puisque les lois de 2004 doivent être révisées en 2010. Parmi les principes fondateurs de bioéthique figure l'anonymat du don. Vous estimez que, en matière d'assistance médicale à la procréation, il faudrait revenir sur cet anonymat, afin que les enfants nés d'un don de sperme ou d'ovocyte puissent avoir un jour accès au nom du donneur. Pourquoi ?

Irène Théry : Quand j'ai commencé à réfléchir à cette question, il y a une dizaine d'années, je n'avais pas d'opinion arrêtée. Mon souci de sociologue a d'abord été de m'informer, d'écouter, de comprendre. Depuis 2001, je collabore régulièrement avec le Centre d'aide médicale à la procréation (AMP) de l'hôpital de la Conception à Marseille et je me suis impliquée dans les débats de bioéthique dans la région, puis au plan national.

J'ai été très frappée par l'évolution des médecins et des psychologues. Autrefois, ils étaient tous pour l'anonymat, mais aujourd'hui, ils sont de plus en plus nombreux à changer d'avis. J'ai également suivi de près les témoignages diffusés par des associations créées, entre autres, par des enfants nés grâce à des dons et qui, devenus de jeunes adultes, luttent pour l'accès à leurs origines. Est-il normal de bafouer le droit fondamental de toute personne d'avoir accès aux informations la concernant ? Et de le faire de surcroît sur une question dont nous ne mesurons même pas le prix, tant il nous paraît normal de pouvoir y répondre : à qui dois-je d'être né ?

Lorsque les premières lois de bioéthique ont été adoptées, en 1994, le principe de l'anonymat du don s'était vite imposé. Pourquoi ?

En 1994, on a légalisé sans trop se poser de questions une règle déontologique qui avait été établie en 1973, pour leur propre gouverne, par les centres d'étude et de conservation du sperme. Rétrospectivement, on voit que la pensée de l'époque pose deux grands problèmes. Premièrement, on a raisonné par assimilation pure et simple des dons de gamètes avec les dons de sang, qui sont anonymes. Mais un don d'engendrement est tout à fait spécifique ! Il engage non pas deux parties, mais bien trois : le donneur, le receveur et l'enfant né du don. On a "oublié" l'enfant... Deuxièmement, on a érigé en modèle universel le seul don qui existait à l'époque, le don de sperme, sans penser que ce modèle masculin s'appliquerait très mal, voire pas du tout, à des dons féminins.

En outre, on avait une idée bien traditionnelle de ce don masculin. Car sur quoi s'est-on calqué sans y réfléchir ? Sur une très ancienne conception matrimoniale de la paternité. Grâce à la présomption "pater is est quem nuptiae demonstrant" ("le père est celui que les noces désignent"), un couple marié peut, depuis des siècles, avoir recours aux services discrets d'un amant en cas de stérilité du mari et faire passer celui-ci pour le géniteur. Il peut paraître étrange que la tradition des secrets d'alcôve et des pieux mensonges ait permis ensuite d'organiser les dons en AMP sur la fiction du "il ne s'est rien passé".

C'est qu'à l'époque 95 % des couples pensaient ne jamais dire à leurs enfants qu'ils avaient eu recours à une AMP. Il se trouve que personne ne pense plus comme cela aujourd'hui. Pourquoi persister, dans ce cas, à "éliminer" le donneur ? L'implicite de notre modèle juridique actuel, c'est que ce donneur est par nature le rival du parent pour une même et unique place. C'est une figure aussi potentiellement dangereuse pour le parent que l'est l'enfant pour lui, le donneur. Chacun a peur de l'autre, et le droit entretient ces peurs.

Quels étaient les arguments des pays qui ont décidé d'autoriser les enfants nés d'un don de sperme ou d'ovocyte à connaître l'identité du donneur ?

Au plan du droit, la grande innovation des pays qui ont levé l'anonymat - la Suède, l'Autriche, la Norvège, l'Islande, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Belgique, la Suisse - est d'avoir su échapper à l'alternative classique sur le "vrai" parent, opposant le parent dit "biologique" et le parent dit "psychologique". En France, bien des gens qui se croient très radicaux se sont laissé prendre au piège de cette vieille alternative, quitte à nous expliquer qu'on fait des enfants par la toute-puissance de la volonté, le corps n'étant qu'"un moyen parmi d'autres" ! Rien n'est plus faux que de prétendre que les jeunes gens qui réclament le droit aux origines veulent "biologiser" la filiation : ces enfants ne cessent de dire qu'ils ont des parents, qu'ils les aiment et ils ne les mettent nullement en cause. Mais beaucoup ne comprennent pas la nouveauté de leur discours, qui nous incite à passer du "ou" au "et". Ces pays européens qui ont levé l'anonymat l'ont fait en distinguant et en liant de façon très simple deux statuts complémentaires : celui de donneur d'engendrement et celui de parent par la filiation.

Dans un avis rendu en 2005, le Conseil consultatif national d'éthique s'opposait à la levée de l'anonymat en affirmant que "les gamètes ne sont pas les parents". Qu'en pensez-vous ?

Le Conseil n'a pas compris ce qu'ont fait les autres pays. Le donneur, par définition, n'est pas un parent puisque le sens de son acte a été de permettre à d'autres de le devenir. Cet acte de don encadré par l'institution médicale est une invention de notre temps et doit être compris ainsi. Il ne peut acquérir une signification sociale et une véritable valeur morale que si son auteur n'est pas réduit à l'anonymat réservé aux choses honteuses. Le parent par la filiation, par définition, c'est le receveur de ce don, et il n'y a pas besoin d'en passer par la fiction d'une pseudo-filiation charnelle pour assurer la plénitude de son lien à l'enfant en termes de droits et devoirs idéalement indissolubles.

Ce raisonnement peut-il être transposé à la question des mères porteuses, qui sera abordée lors de la révision des lois de bioéthique ? La gestation suppose bien sûr une implication plus forte qu'un don de sperme ou d'ovocyte, mais peut-on, selon vous, comparer le statut de la gestatrice à celui du donneur, en disant qu'ils participent tous deux à l'engendrement de l'enfant, mais qu'ils n'en sont pas les parents et qu'ils n'en auront ni les droits ni les devoirs ?

Pour moi, il ne fait pas de doute que la gestatrice fait un "don d'engendrement", comme la personne qui donne son sperme ou un ovocyte. C'est pourquoi les gens montent facilement aux arbres quand on évoque cette hypothèse dans le contexte de l'anonymat actuel. Comment inscrire quelque chose d'aussi important qu'une grossesse de neuf mois dans une logique où l'anonymat du don signifie en réalité : "il ne s'est rien passé" ?

Si on prenait les choses dans l'autre sens, en disant : "il s'est passé quelque chose", alors on pourrait envisager posément à quelles conditions des engendrements impliquant plus d'un homme et d'une femme peuvent être organisés. Si on décide d'aller en ce sens, ce qui me paraît être la sagesse, alors je pense en effet qu'il sera possible d'aborder dans un état d'esprit beaucoup plus ouvert des sujets tels que la gestation pour autrui. Le lien entre ces questions est si fort que personne n'imagine une gestation pour autrui anonyme, à part des cliniques ukrainiennes dont les publicités sur Internet nous font froid dans le dos...

Je pense aussi que des questions traitées aujourd'hui de façon trop passionnelle en France, tel l'accès des couples de même sexe à l'AMP, seraient vues autrement, car on comprendrait mieux le sens de l'homoparentalité en général. Il serait enfin évident que ces couples n'ont jamais cherché à dénier l'asymétrie et la complémentarité des sexes dans la procréation.

Vous estimez que ce débat sur l'anonymat du don met en lumière les profondes métamorphoses de la famille apparues, au cours des trente ou quarante dernières années, en France et dans les sociétés démocratiques développées. Pourquoi ?

Nous connaissons d'autres situations où il y a plus d'un homme et d'une femme dans la vie d'un enfant, comme les recompositions familiales après divorce ou les adoptions. Dans les années 1960 et 1970, dans ces cas si différents, on a donné la même réponse qu'à l'AMP avec don. Toutes ces familles ont dû en passer par un modèle "assimilationniste", autrement dit, mimer la famille dite normale au prix de dénis, de secrets, de mensonges. Le beau-parent était censé adopter l'enfant, lui donner son nom, se faire appeler papa ou maman. L'adoption était le plus souvent cachée à l'enfant, qui n'avait pas accès à son dossier et pouvait lire sur le livret de famille qu'il était "né de" ses parents adoptifs.

Ces situations ne sont pas semblables, naturellement, mais toutes posent le même problème : malgré des avancées très réelles, nous n'avons pas encore réussi à penser un droit de la filiation qui soit à la fois commun à tous et pluraliste. Commun à tous, parce que son rôle est d'assurer à tous les enfants l'intégration dans un même système de parenté qu'il nous appartient de savoir faire évoluer. Pluraliste parce que nous valorisons la diversité des trajectoires biographiques des individus, ce qui exige d'organiser une pluriparentalité ordonnée, sans confusion des places ni des responsabilités.

Dans un tel contexte, on comprend que lever l'anonymat, c'est bien plus qu'ôter un cache sur un nom : c'est apprendre à changer de regard sur la filiation contemporaine pour affronter les nouvelles responsabilités qu'elle nous confère sans oublier que ce que nous devons au minimum aux enfants découle de ces mots de la philosophe Hannah Arendt : "Répondre à la question qui, c'est raconter une histoire."


Irène Théry est directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Auteur de La Distinction de sexe (Odile Jacob, 2007)

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samedi 24 janvier 2009

Il y a tant d'amour dans cette maison

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Il y a tant d'amour dans cette maison
Elle résonne de mes rires enfantins
De mes cris de mes pleurs de petits rien

Il y a tant d'amour dans cette maison
Elle respire le vieux livre de contes
Les jouets cassés et le cheval qu'on monte

Il y a tant d'amour dans cette maison
Elle évoque la paternelle tendresse
De me sparents et leurs douces caresses

Il y avait tant d'amour dans cette maison
Les bonnes moeurs ont vidé la demeure
Les bonnes moeurs ont séparé les coeurs

Il y avait tant d'amour dans cette maison...

Posté par lequatre à 19:56 - Mes écrits - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Il a fait fort

Alors là, permettez moi de m'indigner...

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(aparté sans nul rapport : clin d'oeil à Thaddée et sa maman)

Je suis totalement d'accord qu'on entamme un dialogue, je suis pour qu'on fasse des concessions en vue de régler une situation un peu tendue... Mais de là à faire des conn***es!

Benoît XVI, pape, chef spirituel de l'Eglise Catholique et chef de l'état du Vatican a décidé de réintégrer les 4 évêques lefevbristes excommuniés il y a 25 ans (pas sûr de la date). Ils avaient été excommuniés parce que le privilège d'ordonner un évêque est réservé au Pape, alors que Mgr Lefevbre avait lui-même ordonné ces évêques. Il faut savoir aussi que les lefevbristes refuse les avancées du Concile Vatican II, c'est à dire pouvoir dire la messe dans la langue locale, utiliser des chants "modernes", ...

Le souci, c'est que le même jour, l'un de ces 4 fameux évêques publie un article dans la presse où il explique que "les chambres à gaz ne sont que fiction", que "seulement 200.000 ou 300.000 juifs ont péris dans les camps de concentrations" et "que ce n'est pas la peine d'en faire toute une histoire" !!!!

Plus négationiste, tu meurs!

Oui à l'ouverture, non au recul en arrière.
Oui à la différence de point de vue, non au mensonge insultant et odieux!

Posté par lequatre à 15:56 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

While your lips are still red

Je veux vous parler aujourd'hui d'une chanson.

Il est vrai qu'il y a peu de musique, alors que j'en écoute beaucoup...

nightwish

Lorsque je l'ai entendu pour la première fois, j'ai reçu une grande claque. J'ai été bouleversé. J'ai connu toute sorte d'émotions. Depuis, cela date d'il y a environ 9 mois, je ne l'ai quasiment jamais entendue, presque toujours écoutée. Depuis c'est presque un hymne entre certains de mes amis et moi...

Les quatres premières secondes, pleines de silence annonce l'émotion à venir.
Puis les premières notes me plongent dans des souvenirs, des sensations uniques.

Enfin la vois de Marco arrive, et prend sa palce dans cette harmonie parfaite.

Il chante un hymne à l'amour, un hymne à la vie : "Embrasse tant que te lèvres seront rouges" :

Sweet little words made for silence
Not talk
Young heart for love
Not heartache
Dark hair for catching the wind
Not to veil the sight of a cold world

Kiss while your lips are still red
While he`s still silent
Rest while bosom is still untouched, unveiled
Hold another hand while the hand`s still without a tool
Drown into eyes while they`re still blind
Love while the night still hides the withering dawn

First day of love never comes back
A passionate hour`s never a wasted one
The violin, the poet`s hand,
Every thawing heart plays your theme with care

Kiss while your lips are still red
While he`s still silent
Rest while bosom is still untouched, unveiled
Hold another hand while the hand`s still without a tool
Drown into eyes while they`re still blind
Love while the night still hides the withering dawn

oUi oui je sais, ça devient très anglophone ici... traduction : http://www.nightwish.fr/website/html/paroles_divers.php#08

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mercredi 21 janvier 2009

I, Barack Hussein Obama

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Ca y est! Ya esta. Now, it's ok.

"OUF!"

Ce "ouf!" signifie plusieurs choses : le bonheur de voir l'hélicoptère de Bush s'envoler, le soulagement de n'avoir vu aucune tache de sang envahir l'écran de télévision, et surtout, surtout, il introduit d'autres paroles :

"A vous de jouer monsieur le président"

Ce mardi 20 janvier, deux perles salées ont dévalé de mes yeux à mon menton, mes deux mains unies devant ma bouche n'ont pas exquissé le moindre mouvement pour les éponger. J'étais fier, heureux de sentir leur contact sur ma peau alors que le petit écran me procurait des émotions.

Tu as raison Marine, pour toi il n'est qu'un homme. Pour des millions d'américains qui vivent sous Bush depuis 8 ans, il est un sauveur. Pour nos grands-parents qui ont connus la ségrégation racial aux USA, l'apartheid en Afrique du Sud, il est un symbole. Pour moi, il est tout ça : c'est un homme, c'est un sauveur, c'est un symbole.

On le dit premier président noir des USA, je le veux dernier présidents noir des USA.
Je m'explique. Sa couleur de peau a fait le tour des médias, ses origines avec. On en a presque oublié qu'il est un orateur des meilleurs, qu'il a un potenciel immense. J'espère que le prochain métis à gagner l'élection américaine ne sera pas "le gagnant noir", mais sera "le gagnant".

Je ne résiste pas, je vous livre le poème lu et écrit par la poétesse Elizabeth Alexander.

<< Praise song for the day.

Each day we go about our business, walking past each other, catching each others' eyes or not, about to speak or speaking. All about us is noise. All about us is noise and bramble, thorn and din, each one of our ancestors on our tongues. Someone is stitching up a hem, darning a hole in a uniform, patching a tire, repairing the things in need of repair.

Someone is trying to make music somewhere with a pair of wooden spoons on an oil drum with cello, boom box, harmonica, voice.

A woman and her son wait for the bus.

A farmer considers the changing sky; A teacher says, "Take out your pencils. Begin."

We encounter each other in words, words spiny or smooth, whispered or declaimed; words to consider, reconsider.

We cross dirt roads and highways that mark the will of someone and then others who said, "I need to see what's on the other side; I know there's something better down the road."

We need to find a place where we are safe; We walk into that which we cannot yet see.

Say it plain, that many have died for this day. Sing the names of the dead who brought us here, who laid the train tracks, raised the bridges, picked the cotton and the lettuce, built brick by brick the glittering edifices they would then keep clean and work inside of.

Praise song for struggle; praise song for the day. Praise song for every hand-lettered sign; The figuring it out at kitchen tables.

Some live by "Love thy neighbor as thy self."

Others by first do no harm, or take no more than you need.

What if the mightiest word is love, love beyond marital, filial, national. Love that casts a widening pool of light. Love with no need to preempt grievance.

In today's sharp sparkle, this winter air, anything can be made, any sentence begun.

On the brink, on the brim, on the cusp -- praise song for walking forward in that light. >>

Elizabeth Alexander

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dimanche 18 janvier 2009

Arnaque d'humour

Commandée à 27 artistes européens par la présidence tchèque de l'Union européenne (UE), l'œuvre devait représenter les stéréotypes et clichés des différents pays de l'UE. Le traitement dépasse toutes les attentes : la carte de France est couverte d'une banderole où l'on peut lire "Grève", les Pays-Bas inondés sont hérissés de minarets, l'Allemagne est zébrée d'autoroutes dont le tracé évoque la croix gammée, la Roumanie devient un parc d'attractions surmonté sur son portail d'un Dracula. "Le Luxembourg, où de nombreux Européens placent leurs économies est en or (ou plaqué) et il est "A vendre", écrit Gazeta Wyborcza. Le Royaume-Uni brille par son absence. [L'Italie est un terrain de football où les joueurs mettent le ballon devant leur sexe.] [L'Autriche est verte, sauf 4 cheminées de centrales nucléaires.] "Je crois à l'esprit libre de l'Europe qui saura apprécier ce projet", a déclaré le ministre des Affaires européennes tchèque Alexander Vondra. La Bulgarie, transformée en toilettes à la turque, a manifestement du mal à apprécier l'esprit d'Entropa : l'ambassadeur tchèque a été convoqué à Sofia, rapporte le quotidien Dnevnik. Cerise sur le gâteau, les 27 artistes n'en sont qu'un : le sculpteur tchèque David Cerny. L'artiste a présenté ses excuses au Premier ministre Mirek Topolanek pour avoir détourné l'esprit du projet, écrit l'hebdo pragois Respekt. Coût de l'œuvre louée jusqu'à juin, mystification comprise : 50 000 euros.

source : Courrier International

Moi je trouve ça très drôle!... Ya pas à dire!
Je cherche d'autres explications : quel ets le pays avec perceuse et tournevis allongé de la faucille et du marteau? Quel est celui où de smoines hissent le drapeaux LGBT? Et d'autres...

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Don de sang

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Roselyne Bachelot a signé un arrêté du ministère de la santé à paraître dans les prochains jours qui allonge l'âge limite pour donner son sang de 65 à 70 ans, mais maintient l'exclusion des hommes homosexuels. Dans un entretien paru dans Libération le mercredi 14 janvier, la ministre de la santé justifie sa décision en affirmant que "les données épidémiologiques sont incontestables : entre 10 et 18 % des gays sont contaminés, alors que ce pourcentage est de 0,2 % pour les hétérosexuels. Les situations épidémiques ne sont pas les mêmes. Il y a un risque, et ce risque est trop élevé".

"Ce n'est pas une option philosophique, c'est une question de sécurité transfusionnelle", ajoute Roselyne Bachelot, qui s'était pourtant prononcée il y a un an contre l'interdiction pour les homosexuels de donner leur sang. Elle qualifiait alors cette démarche de "discriminatoire" et "pas tolérable". Etablie en mars 1983 par la direction générale de la santé à l'attention des populations à risque, principalement les homosexuels et les toxicomanes, l'interdiction avait pour objectif de limiter les risques de contamination par le virus du sida.

UNE DÉCISION "DANGEREUSE À UN MOMENT OÙ LE SANG MANQUE"

Jean-Luc Romero, président d'Elus locaux contre le sida, a estimé, jeudi 15 janvier, que cette décision était "disproportionnée" et "dangereuse à un moment où le sang manque". "Cette interdiction, même si la ministre ne ferme pas la porte à de futures évolutions, est une décision discriminatoire, comme l'ont déjà reconnu le Comité national d'éthique en juin 2002 et la Halde en février 2006", affirme M. Romero.

"Roselyne Bachelot entérine l'exclusion des homosexuels du don du sang, malgré les engagements pris – et non tenus – par Xavier Bertrand lorsqu'il était ministre de la santé", s'insurge pour sa part l'association Act Up, en dénonçant des règles sur le don du sang "basées sur une perception périmée de l'épidémie". Elle reproche à la ministre de la santé d'entretenir "la fiction discriminatoire, et dans ce cas d'espèce homophobe, selon laquelle il y aurait des groupes à risques" alors qu'"il n'y a que des pratiques à risques".

Cette "discrimination" n'est "pas sanitairement justifiée", car "si la prévalence est en effet plus forte chez les gays, les nouvelles contaminations concernent désormais davantage les hétérosexuels", ajoute Act Up, arguant que "des pays comme le Portugal ont récemment ouvert le don du sang aux homosexuels sans pour autant mettre en péril la sécurité transfusionnelle".

extrait de Le Monde

Je vous accorde que je suis un peu perplexe sur la question... Bien sûr, cela n'est pas une discrimination d'ordre philosophique, mais d'ordre sanitaire... Toutefois, est-elle encore justifiée? Mon avis est très partagé, et je me demande d'ailleurs comment est fait la distinction entre un gay et un hétéro lorsque ces deux personnes viennent donner leur sang. Devraient être exclues les personnes aux pratiques à risque, plutôt que les gays... Car il y a des hétéros (comme des gays) qui sont des dangers sexuels.!.

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mercredi 14 janvier 2009

Rêves pour 2009

JUAN GOYTISOLO •  Mes rêves pour 2009
Figure majeure de la littérature espagnole, Juan Goytisolo est l’auteur d’une quarantaine de romans, essais et récits autobiographiques, traduits en français pour la plupart. Né en 1931 à Barcelone, il quitte l’Espagne en 1956, pour s’installer d’abord à Paris, puis à Marrakech.

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J’ai rêvé que, dans une opération fulgurante d’Interpol, on procédait à l’arrestation de tous les pères Noël postés devant les grands magasins du monde entier, en tant que suspects de génocide et de nettoyage ethnique, comme le Serbe de Bosnie Karadzic, actuellement bouclé dans sa confortable prison néerlandaise.

Que la communauté internationale inscrivait sur sa liste des terroristes les plus recherchés de la planète les croupiers des casinos et les joueurs de bonneteau de Wall Street pour avoir causé un effondrement aux effets plus épouvantables que l’écroulement spectaculaire des tours jumelles.

Qu’à la fin de son mandat, l’actuel locataire de la ­Maison-Blanche annonçait son enrôlement volontaire comme simple soldat pour ­servir la patrie en Irak.

Qu’une puissante holding irakienne inondait le marché de millions de chaussures, chaussons, babouches et tongs en vue d’un grand concours international de tir sur cible.

Que Bush et Ben Laden s’échangeaient régulièrement par des voies mystérieuses la transcription de leurs écoutes du verbe divin, comme le prouvaient les documents en possession de la CIA ayant fuité dans la presse.

Que les djihadistes prompts à sacrifier leur vie et celle des autres affluaient en masse chez les coiffeurs pour se faire raser et poser tout fiers pour des publicités L’Oréal.
Que les faucons du Pentagone se recyclaient dans la musique et entraient en scène avec une nouvelle version de la célèbre chanson Guantanamera.

Qu’au programme des masters de gestion figuraient des cours d’ingénierie financière et de création de structures pyramidales dispensés par des disciples de Bernard Madoff et autres magnats futés.

Que, décidé à suivre la voie du Christ et non celle d’Armani, Sa Sainteté Benoît renonçait aux mitres, carrosses, palliums et autres ornements et allait se promener place Saint-Pierre couvert d’un sac reprisé et chaussé d’humbles sandales, au risque de se faire arrêter par les hallebardiers de sa propre garde.

Que Leurs Majestés d’ici, de là et d’ailleurs recevaient, à l’occasion de la nouvelle année, une délégation choisie de sniffeurs, mendiants et clochards des rues de la capitale et les décoraient de cravates Prada ou Dolce & Gabbana.

Que le fruit de l’idylle démentie entre l’ex-chef du gouvernement espagnol José María Aznar et la ministre Rachida Dati serait la prochaine réincarnation du dalaï-lama.

Que les Cours suprêmes de Californie et d’autres Etats américains et européens refusaient pour des raisons éthiques la légalisation du mariage entre personnes de sexe opposé.
Qu’était célébrée au Vatican la première grand-messe gay en présence de tous les prélats qui venaient de faire leur coming-out.

Que les coupables de violences machistes couraient à poil sur la Gran Vía [grande artère de Madrid] tandis que des groupes de féministes en liesse leur chauffaient les fesses avec des branches épineuses et des tiges d’ortie.

Que les saintes femmes d’Afghanistan enlevaient leurs burqas et les faisaient endosser aux talibans et aux chefs tribaux afin de préserver leur pudeur virile et s’éviter à elles-mêmes les tentations de la chair.

Que, pour des raisons hu­manitaires et répondant aux pressions de la communauté internationale, on suspendait la traditionnelle lapidation des hommes adultères ordonnée par les Conseils des anciennes et des sages de la région qui s’étend de la péninsule Arabique à l’Inde et au Pakistan.

Que, grâce à l’intervention de la Vierge noire de ­Montserrat, les Africains rattrapaient tout d’un coup le niveau de vie de l’Europe et des Etats-Unis.
Que les sauveurs de patrie et dictateurs à vie de l’univers entier démissionnaient pour commettre des vers.

Que les dirigeants de l’Autorité palestinienne et du Hamas laissaient vivre en paix les pauvres Israéliens soumis quotidiennement à d’humiliants contrôles, bouclés derrière des murs et des barbelés et pilonnés par leur aviation et leur artillerie.

Que les croisières de luxe en Méditerranée prévoyaient une escale à Gaza pour jouer au golf et en faisaient, grâce aux splendeurs de ses ruines toutes fraîches, la destination favorite des beautiful people.

Que, que, que…
Je laisse au lecteur le soin de poursuivre lui-même ce rêve sans fin.
Juan Goytisolo
El País

Ce texte figure en premiere page de Courrier international de la semaine passée... j'ai eu un coup de foudre en le lisant! Alors j'espère que vous aussi il vous interpellera, et vous secouera!

Posté par lequatre à 22:12 - Editos ou chroniques de presse - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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