R.E.V.E.

Rencontre Eperdue d'une Volupté Ephemere

mercredi 15 juillet 2009

La lutte continuera

moussavi1
Le candidat à la présidentielle iranienne, Mir Hossein Moussavi, va lancer prochainement un "Front politique". Ce mouvement a reçu le soutien indirect du frère de l'ancien présidentAkbar Hachémi Rafsandjani."Les conditions politiques et sociales pour la création d'un Front existent car les gens qui ont voté pour Moussavi forment une force immense, membres pour la plupart de l'élite des universitaires et des étudiants", a déclaré Mohammad Hachémi, d'après le quotidien gouvernemental Iran.
Cette annonce survient alors que tous les yeux sont tournés vers l'ancien président Rafsandjani, qui doit mener la prière du vendredi à Téhéran, pour la première fois depuis cinquante jours. M. Rafsandjani, qui avait indirectement soutenu M. Moussavi, dirige le Conseil de discernement et l'Assemblée des experts, deux institutions-clés du régime islamique.
Plusieurs journaux conservateurs mettent en garde contre l'utilisation de la prière à des fins politiques, mais nombre des partisans de M. Moussavi semblent décidés à y participer pour faire une démonstration de force. Certains sites Internet affirment même que M. Moussavi et l'ancien président réformateur Mohammad Khatami y seront également présents. Après plusieurs jours d'absence, M. Moussavi a fait une première apparition publique mardi soir, se rendant avec son épouse au domicile de la famille de Sohrab Arabi, un jeune homme de 19 ans tué lors des événements qui ont suivi la présidentielle du 12 juin.
Un responsable conservateur, Hamid Reza Taraghi, conditionne l'autorisation de ce "Front politique" à la reconnaissance par M. Moussavi de la "légitimité" du président Ahmadinejad. Mais d'autres responsables et journaux conservateurs et ultra-conservateurs affirment que M. Moussavi n'est pas "compétent" pour créer une formation politique. Ainsi, le quotidien ultra-conservateur Javan dénonce à sa "une" "le nouveau jeu du triangle maléfique", mettant en cause des plaintes pour désinformation déposées au nom de M. Moussavi ainsi que par M. Khatami etMehdi Hachémi, le fils de l'ex-président.


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Barroso or not Barroso?

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L’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) juge que José Manuel Barroso serait mieux à la présidence de l'Union européenne, fonction prévue par le traité de Lisbonne, qu'à celle de la Commission, où il sollicite un nouveau mandat. "Il est vraisemblable que le traité de Lisbonne sera ratifié", déclare Daniel Cohn-Bendit sur Europe 1. Il prévoit "un poste de président de l'Union, qui représente les gouvernements". "Comme M. Barroso est le chouchou préféré des gouvernements, il peut être le président de l'Union, et ça nous permettra de rouvrir le débat de manière plus intéressante sur le président de la Commission", a poursuivi l'élu écologiste, farouche opposant à un nouveau mandat de M. Barroso. Pour présider la Commission européenne, il a cité l'Irlandaise Mary Robinson, ancienne responsable de l'ONU pour les droits de l'homme, l'ex-ministre écologiste des affaires étrangères allemand Joschka Fischer, le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen, l'ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt ou l'ex-commissaire européen aux relations extérieures, le Britannique Chris Patten.

from LeMonde.fr

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mardi 7 juillet 2009

We’ll fly.

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Fais-moi juste un petit sourire. Tu sais, ces petits sourires où l’on y met des grands, tachés de guimauve à la fraise, comme ceux des enfants.

J’espère que les jours continueront à courir le long de la grand ‘route, comme toutes ces dames soucieuses de la fermeté de leurs cuisseaux. J’ai  jamais vraiment compris. Si j’aime courir, c’est juste pour pouvoir regarder le vent dans les yeux et imaginer que la plus belle femme du monde me tient la main. Mademoiselle Liberté, je l’ai rencontrée pour la Saint-Jean : j’y avais brûlé le chapeau tout moisi du père Gérard, et puis après, avec les copains, on avait couru autour jusqu’à ce qu’il s’éteigne. Je crois qu’on avait fini par se coucher dans l’herbe tellement on se marrait. Le père Gérard courait après son vieux chien tout crotté parce qu’il croyait qu’il avait volé le chapeau

Comme elle était belle, Mademoiselle Liberté.  Victor préférait sa robe, mais moi, c’était ses yeux que je trouvais jolis.  Normal, t’es une fille ! Les filles, ça aime toujours les yeux, parce que dedans, y’a toutes les couleurs qu’on trouve pas dans la nature ! Il m’avait dit, Victor. Mais moi, j’aimais pas vraiment Victor, il n’avait pas de rêve. Il aimait juste les Citroën rouges en métal, comme Martin et Lucas. Louis, lui, il préférait les bleues, il était moins exigeant. Je crois qu’il était le préféré de Mademoiselle Liberté ; elle l’emmenait toujours faire des tours ailleurs. Mais c’était pas vrai, j’aimais pas que les yeux parce que j’étais une fille. J’aimais les cheveux, aussi, surtout ceux de Julie. Ils étaient blonds, et on pouvait mettre des petits cailloux dans ses boucles, et ils tenaient. Mais quand Julie est morte, je ne voulais plus jouer avec les autres. Ils se moquaient de mes cheveux courts et de mes pantalons – c’était ceux de mon frère et ils étaient trop grands pour moi.

Mais, ce que je préférais,  c’était la nuit : personne ne m’embêtait, je restais au chaud dans mon lit à regarder le plafond. Dessus couraient des enfants de toutes les couleurs, et ils se faisaient des bisous, ils s’aimaient tous en même temps. Y’avait aussi des nuages roses et des chats à roulettes, ça tombait dans les escaliers et maman riait. Mais le mieux, c’était les arbres ailés. Ils volaient de pays en pays, distribuaient des pommes à tout le monde, des pommes bien rouges, qui coloraient les blancs en rose, les jaunes en orange et les noirs en violet. C’était rigolo.

Un jour, je te prendrais sur mon dos, et puis on ira voler. Même si j’ai pas d’ailes, même si j’ai pas de plumes. Tu monteras quand même, et on ira pelleter les nuages. Il faudra s’appliquer pour faire des beaux tas où l’on pourra sauter. On explosera les vieilles ennemies, on va gagner, c’est nous les gentils.

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Piaf au musée?

oiseau

La critique d’art à coups de bec

02.07.2009 | Mainichi Shimbun

Les pigeons sont capables de distinguer un dessin de qualité d’un dessin de mauvaise facture, conclut un professeur de psychologie expérimentale de l’université Keio, au Japon, dans une étude publiée début juin. “On pensait que la sensibilité artistique était une spécificité humaine, mais cette expérience montre que les pigeons, s’ils sont formés, peuvent faire le distinguo entre différents niveaux de qualité artistique, ce qui indique que les oiseaux possèdent des fonctions cognitives supérieures”, affirme l’universitaire.

Dans l’expérience de Shigeru Watanabe, des dessins d’enfants d’école primaire ont été montrés à 10 adultes. Ceux-ci ont donné l’appréciation “bien” aux dessins qui leur semblaient être tirés d’un livre ou d’une collection de photographies, ou dont le contenu était très facile à identifier. Ils ont en revanche évalué comme “mauvais” les dessins au tracé enfantin ou qui présentaient un contenu difficilement identifiable.

Les chercheurs ont ensuite présenté les œuvres sur un écran à quatre pigeons. Ceux-ci recevaient de la nourriture lorsqu’ils donnaient des coups de bec en réaction à un beau dessin, mais pas lorsqu’ils le faisaient en face d’un mauvais dessin. Au terme d’un mois d’une telle “formation”, les scientifiques ont montré aux volatiles une autre sélection d’images. Et les quatre compères n’ont donné de coups de bec que lorsqu’ils étaient en présence d’un beau dessin. On savait déjà que les pigeons étaient dotés d’une vue remarquable. De fait, en 1964, une expérience de l’université Harvard a permis de montrer qu’ils pouvaient distinguer les images où figurent des humains de celles qui n’en comportent pas. Et en 1995, en procédant selon la même méthode, Watanabe a même prouvé que les pigeons savaient faire la différence entre un Picasso et un Monet.

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Et si on allait en voile intégral à la Gay Pride ?

Burqa

(Cliquer sur l'image pour l'afficher de façon lisible)

Et si on allait en voile intégral à la Gay Pride ?, par Caroline Fourest

Il s'appelle Vahid Kiani Motlagh. Il est iranien, gay, menacé d'être pendu dans son pays, mais la France s'apprête à le renvoyer chez lui. Il traversait notre pays pour rejoindre la Belgique, où il voulait se marier avec l'homme qu'il aime. Mais la France l'a arrêté, mis en centre de rétention et s'apprête à faire de lui l'un de ces numéros expulsés dont on tire un bilan politique satisfait.

En Iran, il se fera sans doute arrêter. Par des bassidji, des gardiens de la révolution ou de simples policiers. On l'accusera de viol et de "sodomie", et on le pendra. C'est la coutume dans un pays dont le président, Mahmoud Ahmadinejad, refuse de reconnaître qu'il existe des homosexuels... mais veut bien les tuer quand même. Un ennemi parmi les autres, les opposants politiques, les esprits libres, les journalistes, les femmes qui ne veulent pas se soumettre et porter le voile.

On le pendra comme on a tiré sur Neda, cette étudiante de 27 ans qui voulait simplement "plus de libertés". Pour éliminer toute opposition, toute résistance. Le voile de Neda, le sang qui coule sur ses yeux, la corde qui attend Vahid, ce sont les signes d'un monde en lutte. Pour l'émancipation.

Pendant ce temps, sur les trottoirs de France, des Samia ou des Marie-Christine ont choisi leur camp. Celui de la lutte contre l'émancipation. Elles prennent le voile intégral pour rester "pures", se protéger du monde extérieur (tous les autres). Elles ne comprennent pas que leurs grandes capes noires choquent. Elles, ce qui les choque, c'est le manque de pudeur, "tous ces pédés dans la rue" et ces "femmes qui ne se marient pas". Elles sont nées en France, sont allées à l'école, elles ne manquent ni d'éducation ni d'intégration. Elles sont françaises et elles ont choisi librement... l'aliénation. Pour faire plaisir à l'homme qu'elles aiment ou par fierté. Pour montrer qu'elles sont plus pieuses que les autres. Leur voile n'est dans aucun Coran. C'est un uniforme politique encouragé depuis l'Arabie saoudite. Il est censé être plus pudique. Avec lui, pourtant, on ne voit qu'elles. Elles le portent comme on entre dans une secte, avec la foi aveugle des convertis. Mais les groupes salafistes qui leur suggèrent ce choix, eux, sont dans une démarche politique. Comment ne pas s'interroger sur le message qu'ils envoient à travers le corps des femmes ?

Si nous vivions dans un monde où le Ku Klux Klan avait pris le pouvoir aux Etats-Unis et pendait des Noirs... que penserions-nous si des Français se mettaient à porter leur cagoule blanche pour faire leurs courses ? Le fait qu'ils soient consentants suffirait-il à nous rassurer ? Suffit-il de déguiser son sectarisme politique en religion pour que tout soit permis dans l'espace public ?

Ce sont toutes ces questions qui vont ressurgir à l'occasion du débat qui s'ouvre. Elles sont passionnelles. Et pourtant, il faudra mener celui-ci avec sang-froid. En s'écoutant. Les femmes portant le voile intégral diront leur vérité. Elles devront aussi entendre l'effet produit par leur choix en société. Chaque mot de travers sera guetté par les incendiaires pour propager soit le rejet de l'islam soit l'uniforme du martyr. Entre les deux, la Commission va devoir tâtonner. Peut-on convoquer la laïcité pour réglementer le port vestimentaire d'adultes dans la rue ? Au risque de lui rendre un bien mauvais service et d'amalgamer ce débat avec celui sur les signes religieux à l'école ? Peut-on invoquer la protection de la "dignité de la femme" ? Dans ce cas, il faudrait interdire tellement de choses sur la voie publique... Pourquoi ne pas se contenter d'exiger que tout le monde, sans exception, accepte de s'identifier pour des raisons de vivre-ensemble et de sécurité ? Faut-il renoncer à cette exigence pour ne pas ouvrir une brèche ? Le débat tranchera.

Mais ne nous y trompons pas. On ne fera pas changer d'avis Samia ou Marie-Christine. Par contre, on peut sauver Vahid. En lui accordant l'asile politique au lieu de l'expulser.

Caroline Fourest

Posté par lequatre à 19:14 - Chroniques ou éditos venus d'ailleurs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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