R.E.V.E.

Rencontre Eperdue d'une Volupté Ephemere

mardi 8 septembre 2009

L'assez

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Je crois que j'ai envie de passer à la page suivante. Je pense sérieusement vouloir autre chose. Même si je n'en donne pas l'impression tous les jours.

Un semblant d'amitié ne me convient pas. Revenir en arrière non plus. Il nous faut tout reconstruire autrement. Non pas l'oubli, pas l'abandon. Chercher un nouveau terrain où poser des nouvelles fondations.

Si tu savais comme ce n'est pas facile pour moi. Une partie de moi fait obstacle à mes efforts. Je suis divisé entre la main tendue et le poing serré. Contre ma volonté.

Tu sais, je connais mes erreurs. Tes souffrances. Nos souffrances.

Il me faut accomplir mon deuil que les évènements ne m'ont pas permis d'achever. Il me faut pardonner à moi-même, à chacun de nous et au destin.

Ne comprenant pas tout, je suis resté en suspens. De l'eau a passé bien sûr, mes des interrogations subsistent.

Et quand mes vieux démons se tairont enfin, je te promets une sincère amitié.

A chacune de vous en fait. A qui se reconnaît. Mais pour autant je m'y livre.

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vendredi 19 juin 2009

La liberté d'expression, oui mais jusqu'où?

La liberté d’expression est un droit fondamental pour tout un chacun. Elle garantit le débat, le pluralisme et l’ouverture intellectuelle. Toutefois peut-on vraiment accorder une liberté totale de s’exprimer ? N’est-il pas dangereux de n’opposer aucune barrière à la diffusion d’idées malsaines et dangereuses ? Et bien sûr où placer les limites de l’acceptables ?

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Tout, je crois qu’il est important de rappeler que liberté totale est condamnée à rester pure théorie. Il existe toujours des tabous moraux, des limites sociétales placées sur le chemin de l’expression, des filtres, même lorsque la loi ne les fixe pas. Ainsi je précise ma question : jusqu’à quel point peut-on légaliser la liberté d’expression ?

Il convient ensuite de s’appuyer sur un exemple concret : l’expression de thèses négationnistes. La réalité de la Shoah, le génocide perpétré à l’encontre du peuple juif, l’extermination de millions d’individus sont des faits indéniables. Aujourd’hui, nous disposons de preuves irréfutables de cette abominable réalité : les montagnes d’effets personnels retrouvées dans les camps de la mort, la disparition de millions de prisonniers, les témoignages des témoins comme des bourreaux, les photos aériennes, … J’en passe, et certainement des plus convaincantes encore. Malgré cela des groupuscules sont convaincus que la Shoah est une invention des Alliés pour discréditer leur ennemi. Et quelques uns assument publiquement cette opinion. Il est légitime de se demander si l’expression de ces thèses est dangereuse pour l’apprentissage de l’histoire et le combat contre le nazisme. Le fait de les exprimer diffuse-t-il ces contrevérités ? Bien entendu si rien ne leur est opposé, la réponse est oui. Aujourd’hui, on condamne pénalement leur diffusion et leur expression. Est-ce la seule barrière possible ?

Je pense que dans l’enseignement de l’histoire, il est nécessaire d’inclure la réfutation sans conteste de ces thèses. Plus qu’une interdiction légale, une connaissance solide permet de s’y opposer. S’il devient évident et absolument irréfutable pour tous que la Shoah fut une réalité, alors le négationnisme n’aura plus aucune légitimité. Ainsi l’enseignement doit palier à la dépénalisation ; la liberté d’expression doit progresser parallèlement à l’éducation. De plus un débat public qui démonterait sans équivoque ces thèses se révélerait sans aucun doute plus convaincant pour les indécis qu’une décision de justice.

S’il n’est pas possible de garantir la vérité historique par l’éducation et le débat, alors la loi doit s’en charger. Cependant il faut tout mettre en œuvre pour que les premiers réussissent.

Wendell Holmes déclarait en 1919 qu’ « On a pas le droit de crier au feu dans un théâtre plein. » Cette sentence est devenu un classique dans les débats sur la liberté d’expression. Je pense qu’il serait juste de préciser que Holmes n’envisageait pas d’apprendre aux spectateurs à vérifier l’alerte avant de céder à la panique.

merci à http://www.presseurop.eu/fr/content/article/15111-la-liberte-dexpression-oui-mais-jusquou

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samedi 6 juin 2009

The beauty and the bêtes

"Quoi? Tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet* qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse, à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux: non, non, la constance n'est bonne que pour des ridicules, toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première, ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout, où je la trouve; et je cède facilement à cette douce violence, dont elle nous entraîne; j'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle, n'engage point mon âme à faire injustice aux autres; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages, et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable, et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire par cent hommages le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait; à combattre par des transports, par des larmes, et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme, qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules, dont elle se fait un honneur, et la mener doucement, où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire, ni rien à souhaiter, tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour; si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin, il n'est rien de si doux, que de triompher de la résistance d'une belle personne; et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs, je me sens un cœur à aimer toute la terre; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses."

Ainsi parlait Dom Juan.
Bien entendu cela a fait bondir plus d'une jouvencelle sur son siège.
Cette nouvelle phrase aussi d'ailleurs!
Je ne parlerai pas ici de l'inconstance, car ce n'est pas ce que m'inspire ce texte. Je parlerai de la beauté.
De la reconnaissance de la beauté.

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"Il paraît que les hommes savent reconnaître la beauté! Il paraît..."
Cela pourrait être un nouveau slogan chez Jules, vous savez bien, ces phrases clichés ironiques.
Oui, on est tenté de croire que les hommes apprécient à sa juste valeur, peut-être même trop parfois, la beauté. Moi je décrie cette affirmation. Ils oublient la moitié des beautés. Les ignorent, ou n'osent l'assumer.
Certaines femmes sont belles, magnifiques, superbes. Certains hommes aussi.

J'ai envie  de hurler à la tête de la société qu'un homme qui en trouve beau un autre n'est pas risible.
S'il est sensible à cette beauté, il est donc bien moins risible que tous les mâles accrochés à leur pseudo-image de parfait petit *****.

Si c'est les principes moraux des temps victoriens qui retiennent cette sensibilité au nom de la différenciation homme-femme, péripharse de perfection, on devrait aller au bout des choses.
Puisque la société victorienne rejette de la même façon la zoophilie, on va proscrire le mot "mignon" des adjectifs acceptables pour un chat.

Il faut arrêter maintenant. Chacun à sa sensibilité à la beauté oui, mais s'imposer des barrière "garde-fou" face à la magnificence lorsqu'elle émane d'un mâle... cela devient pitoyable.
Ne pas vouloir voir, refuser d'émettre un avis, rejetter une pensée, ne pas assumer un jugement... du pareil au même!

L'homme, à pied d'égalité avce la femme, peut être beau, disons-le.

"Toutes les beautés ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être féminine, ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout, où je la trouve; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages, et les tributs où la nature nous oblige. "

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samedi 16 mai 2009

Cruauté

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Selon Robert, la cruauté est le plaisir qu’une personne prend à en faire souffrir une autre, ou à la voir souffrir.

J’ai essayé de mon côté de définir la cruauté, avant de consulter l’ami de mon secrétaire, Robert. J’ai déterminé que la cruauté était un trait comportemental volontaire et réfléchi, qui usait de la souffrance des autres comme un moyen d’arriver à ses fins, telles que son plaisir ou son objectif.

Le cruel réfléchit à ses actes/paroles, en connaît les conséquences et agit en fonction de ses fins.

Dans mon cas, faire preuve de cruauté provoque une douleur morale à surmonter. Il m’est difficile d’être cruel. J’ai déjà essayé, oui. Rarement.

Je peux être méchant mais difficilement cruel.

La méchanceté, selon Robert c’est faire du mal, ou chercher à en faire. L’acte cruel est donc un acte méchant qui apporte du plaisir à l’actant. On ne peut être cruel sans être méchant, mais on peut être méchant sans se révéler cruel.

Pour faire du mal, être méchant donc, il faut savoir s’y prendre. Oui, une erreur involontaire peut faire beaucoup de mal, mais ce n’est méchant que d’en faire une, car le méchant cherche à faire du mal. Le méchant devra choisir ses mots, ses exemples, ses arguments pour semer la douleur.

La douleur viendra de la remise en question, de la détresse ou encore du souvenir de la douleur.

Après mûre réflexion je pense qu’une argumentation basée sur le réel aura plus de conséquences que des reproches invraisemblables. Toucher quelqu’un en lui montrant les côtés négatifs du réel, insister dessus, les exacerber, est plus efficaces que de lui faire croire en un comportement qu’il n’a pas eu.

Le vrai est plus dévastateur que le faux, lorsqu’il n’est pas entièrement vrai. C’est-à-dire qu’en ne se concentrant que sur une partie du réel, celle qui suscitera la douleur de l’autre, en omettant le reste, on peut inculquer à quelqu’un que son comportement ne comportait pas d’éléments positifs. Et là, le remord peut faire très mal.

Je vous ai livré cette petite réflexion sur la méchanceté, la cruauté et l’argumentation méchante car elle me trottait dans la tête. Elle est incomplète, mais je vous charge de m’aider à pousser un peu. Je voulais aussi aborder autre chose qui me tient à cœur.

Ces derniers jours j’ai eu l’occasion de m’exprimer au beau milieu de querelles, de conflits. J’ai voulu défendre mes idées, la position que j’estimais la plus juste. Et je me rends compte que j’ai peut être eu parfois des mots durs. Des mots qui pouvaient faire mal. Ce n’était pas mon but. Je voulais juste exprimer une opinion claire, et montrer que l’on pouvait regarder les choses sous un autre angle. Je ne cherchais pas à blesser. Bien sûr j’ai pris parti, mais je ne suis pas un absolutiste. Ce n’est pas parce que je me suis exprimé pour les uns que les autres n’ont plus droits à mon cœur. Je demande donc aux gens que j’ai pu blesser de ne pas s’en cambrer, pas le prendre pour eux, mais prendre mes paroles comme une piste de réflexion plutôt que comme un reproche. Je ne veux pas qu’on entretienne un grief à mon égard. Voilà, j’avais ça sur le cœur.

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samedi 9 mai 2009

Tradition et dissidence

Je vais tenter ici d’analyser un phénomène récurrent, avec quelques références culturelles connues, mais en restant général, car je pense que mon raisonnement s’applique à pas mal de domaines. J’appellerais ça « un peu de théorie socio politique ». Car je touche à la politique, à la société, à la culture, … C’est valable dans pas mal de domaines ais-je dit.

J’utiliserai le terme « tradition » pour parler d’une coutume, d’une loi, d’une règle établie et considéré par tous (ou presque) comme le comportement à tenir. Et le terme « dissidence » pour parler de l’idée nouvelle, le proposition, le nouveau courant émergent qui s’opposera à la tradition.

                                          dissidence

Vous avez déjà remarqué, sûrement, que souvent lorsqu’on propose quelque chose allant contre la règle établie, on est refoulé, l’idée tout du moins. Par exemple tentez d’introduire le fromage entre l’entrée et le rôti, ou encore s’habiller en rouge pour aller à un enterrement. Vous verrez, les réactions changeront d’un individu à l’autre, mais dans l’ensemble on repoussera la proposition

            Au départ, il y a une tradition. Une règle établie. Explicitement dans le cas d’une loi, implicitement pour une habitude. Et puis un courant dissident apparaît. Une proposition nouvelle, une tentative de changement plus ou moins profond de cette tradition.

            

Tout d’abord, il y a une phase d’indifférence de la part de la « tradition ». Celle-ci ne s’intéresse pas au phénomène émergent. L’ignore même. En quelque sorte la tradition tolère la dissidence tant que celle-ci reste discrète.

Par exemple au  tout début de notre ère, les romains toléraient les premiers chrétiens, tant que ceux-ci  «ne causaient pas de troubles ».Dès que le christianisme a commencé à se répandre, à faire parler de lui, les martyrs sont apparus.

            

            A ce moment là, on vérifie que tout ce qui n’est pas autorisé n’est pas interdit. Car autoriser quelque chose consiste à le soutenir, l’élever au rang de tradition. Alors que ne pas interdire consiste à tolérer. L’interdit s’entend par la loi, par l’officiel, alors que l’autorisation reste du domaine de l’implicite, de la morale, de l’habitude.

            On peut considérer que entre la Révolution (ni le Code Pénal de 1991 ni le Code Napoléon ne retinrent la « sodomie » comme crime, première en Occident depuis bien longtemps !) et le régime de Vichy, l’homosexualité était tolérée en France. En effet, aucune loi ne l’interdisait mais la morale ne l’approuvait pas. Dès que la loi est arrivée (merci Pétain…1942), maintenue par De Gaulle à la Libération, la répression officielle fut possible. Arrestation, amende, emprisonnement… Jusqu’en 1982 (merci Badinter !).

Ensuite, à partir du moment où la tradition commence à s’inquiéter de cette nouvelle tendance, elle va s’y opposer. Il faut bien sûr que la dissidence prenne de l’ampleur pour cela. Discrètement d’abord, puis au grand jour, la tradition va tenter de contrer ce nouveau courant. Toute tradition tendra à vouloir étouffer une nouveauté qui la remettrait en cause. Si la répression se fait violente, la dissidence devra se cacher pour y échapper. Et là, tout se joue. Soit la tradition gagne, et la dissidence disparaît, soit la dissidence survit à la répression et la tradition commence alors à perdre. La tentative d’étouffement permet à la nouveauté de s’affiner, de mûrir, de s’affiner. Elle trouve à ce moment là de nouveaux soutiens, de nouvelles forces. Elle trouve aussi les moyens de s’imposer plus tard, réfléchis à ses meilleurs arguments, les peaufine, découvre de nouvelles façons de se faire entendre. La violence engendre la créativité et si la violence échoue, la dissidence ressort plus forte que jamais

.

Puis à force de lutte la dissidence s’impose. Elle s’élève au rang de nouvelle tradition. Elle remplace l’ancienne. Toute nouveauté qui s’est imposé tend à nier le souvenir de la tradition qu’elle a remplacée. En gommant le souvenir du passé, en diabolisant les partisans de l’ancienne mode. Pour éviter tout retour en arrière, paraît-t-il. C’est là que la nouveauté remplace vraiment son prédécesseur. Elle commence à adopter le même comportement, de répression, de supériorité, d’obscurantisme. Elle se considère comme la seule valable, la vérité absolue, puisqu’elle a triomphé. Le mensonge doit être aboli.

Exemple frappant : La Terreur. A peine érigée comme nouveau régime, la révolution engage un processus d’élimination systématique des opposants, pseudos opposants et petits garnements. Plus répressive que l’Ancien Régime pour « éviter le retour à cette atrocité monarchique». Guillotine à tour de bras, coupables coupés, … Puis la paix civile est revenue, le tout se tassant un brin, jusqu’à un certain 18 Brumaire, mais c’est une autre histoire.

Enfin, la nouvelle « tradition », la nouvelle « règle », s’apaisera dans son désir de vengeance et sa soif de pouvoir. Elle se tassera et tolèrera quelques entorses à ses lois. Jusqu’à ce que l’une d’elles se fasse dissidence bruyante…

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samedi 11 avril 2009

N.E.O.

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Toutes les demandes peuvent être classées suivant leur importance.

Selon moi il existe 3 catégories, c'est le système N.E.O. :

- N comme Nécessité. Il n'y a pas le choix, c'est un impératif absolu. Correspond à un besoin primaire. Ne peut être contourné. C'est une question de survie.

- E comme Exigence. C'est une condition sine qua non. Cela reste un besoin, mais secondaire cependant. Peut admettre éventuellement une alternative.

- O comme Objectif. Ce vers quoi l'on tend. Comme une volonté. S'il n'est pas atteint, ou si l'on s'en détourne, cela n'est pas gravissime. Mais on aimerait bien quand même y accéder.

Tous les ordres, les demandes, les requêtes peuvent trouver leur place dans ces 3 catégories. Aussi bien dans le domaine professionel que dans le domaine privé et quotidien.

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mercredi 8 avril 2009

L'art et le beau

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Qu’est-ce que l’art ?

Nombreux sont ceux qui ont tentés de définir l’art d’une façon universelle. Voyons plutôt :

> Expression, par les œuvres humaines, d’un idéal esthétique ; ensemble des activités créatrices visant à cette expression. [Robert]

> Gagner de l'argent est un art, travailler est un art et faire de bonnes affaires est le plus bel art qui soit. [Andy Warhol]

> Je ne puis concevoir qu'un homme vraiment heureux puisse jamais songer à l'art. Vivre vraiment, c'est avoir la plénitude. Est-ce que l'art est autre chose qu'un aveu de notre impuissance ? [Richard Wagner]

> Trois opérations : Voir, opération de l'oeil. Observer, opération de l'esprit. Contempler, opération de l'âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l'art. [Emile Bernard]

> L'humanité a besoin de sublime. Le sublime du sublime, c'est l'art. Le sublime de l'art, c'est l'avant-garde. [Roland Topor]

> Les grandes oeuvres d'art ne sont grandes que parce qu'elles sont accessibles et compréhensibles à tous. [Léon Tolstoï]

> Il n'y a en art, ni passé, ni futur. L'art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais. [Pablo Picasso]

> Création d'objets ou de mises en scène spécifiques destinées à produire chez l'homme un état particulier de sensibilité, plus ou moins lié au plaisir esthétique. [La Rousse]

J’ai classé ces citations dans mon ordre de préférence inversé (ma préférée en bas).

On confond souvent l’art et l’expression de l’esthétique, du beau. Selon moi ce sont deux choses très différentes, liées certes, mais différentes. Je conçois l’art comme un moyen de transmettre une émotion. Celle-ci peut être un sentiment « de base » comme la colère, la tristesse, la joie, l’amour même. Mais aussi une sensibilité à un fait, une révolte face à un évènement, un message, une réflexion. Tout cela sera regroupé ici sous le mot « émotion ».

Afin de transmettre cette émotion, le moyen le plus sûr est de « toucher » le public. Faire vibrer une corde sensible chez lui. Le faire réagir. Et là, pendant très longtemps on a cru qu’il n’existait qu’une seule façon d’interpeller quelqu’un : le placer face à la beauté. Bien entendu, cette « technique » est excellente, elle a fait ses preuves et continuera longtemps encore. Mais je pense que la beauté (dans l’art) n’est qu’un ‘moyen’ de toucher le public. Il en existe d’autres tels la provocation et l’anticonformisme (armes de l’art dit moderne).

L’art n’est pas la recherche du beau, non. La recherche du beau sert l’art, mais ne le définit pas.

L’art n’a pas à être beau. C’est presque de la triche. Car ce qui est beau plaît et plaire c’est convaincre. Les artistes qui arrivent à faire passer leur(s) émotion(s) grâce à la beauté ont bien moins de mérite que ceux qui y arrivent par un « art moche ». Les esthètes ont plus de facilités. Je ne dis pas que le beau est facile a créé, non. Transmettre une émotion à travers une œuvre qui ne plaît pas, là c’est tout de suite beaucoup plus intéressant !

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lundi 16 mars 2009

Modèle amoureux

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Le monde se cherche un nouveau modèle économique, et bien moi je pense à un nouveau modèle amoureux.

Je m'explique : une nouvelle façon de vivre une relation...

Suis-je le Marx de l'amour? Peut-être, n'en déplaise à certains! :)

A mi chemin entre platonisme et dépravation, je l'entend comme un compromis entre amitié et passion... A destination de ceux qui veulent une proximité plus poussée sans aller jusqu'à une relation fusionnelle.

Une proximité physique importante, des caresses légères, avec peut être quelques baisers occasionnels, le tout dans une rencontre volontaire des esprits.

Je manque peut-etre de clarté, et mon ouvrage "La relation" n'est pas prêt de sortir, mais je réfléchis en théoricien à tout cela... Je suis ouvert à la discussion et aux questions, n'hésitez pas!

Mais en aucun cas je ne souhaite remplacer les autres "modèles" existant, juste en proposer un. D'ailleur sparler de modèle en amour est peut être maladroit...

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mercredi 11 mars 2009

Amour ciblé

           Anonymes enlacés pour l'éternité...

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Lorsqu’une personne tombe amoureuse, elle aime un ensemble de caractères composant l’être cher. A côtés de ces caractères tant appréciés cohabitent des éléments qui peuvent se révéler moins chéris. L’amour possède la merveilleuse propriété de placer l’objet d’adoration sur un piédestal d’où ses défauts n’ont pas ou si peu d’importance. Ils n’arrivent en aucune manière à ternir la perfection de l’être adoré.

Son timbre de voix, son grain de peau, la forme de son corps, son humour, son tempérament, … Un seul de ces exemples, plusieurs, tous, d’autres ici oubliés peuvent déclencher une profonde passion et l’alimenter. Le sexe aussi, sa nature, sa forme, son odeur. Il peut faire partie de ces éléments adorés. Il peut aussi se placer dans le groupe des éléments moins appréciés, aux côtés des défauts moraux, des imperfections physiques, …

Prenons l’exemple de Monsieur Lambda. Cet homme aime les yeux verts, les jambes bien galbées, l’optimisme et la générosité. Au cours de son parcours, il lui est arrivé de trouver ces qualités (selon son point de vue) aussi bien chez des femmes que des hommes. Parfois il est tombé amoureux de ces personnes, parfois non.

Il existe aussi des caractères « bloquants » qui interdisent l’amour pour ceux qui les présentent : l’odeur de cigarette, un handicap, une certaine forme d’humour, un caractère, … le sexe aussi. Pour chacun les caractères bloquants sont différents, suivant les goûts, la culture, les circonstances, …

Monsieur Lambda ne considère pas le sexe comme un caractère bloquant. La société le classe donc sous l’étiquette « bisexuel ».

Les personnes pour qui le sexe fait partie des caractères bloquants sont étiquetées « hétérosexuel » ou « homosexuel ».

Au cours de l’existence, les caractères bloquants, comme les caractères recherchés sont amenés à changer pour un même individu.

Monsieur Lambda a rencontré lors d’une soirée une femme formidable avec qui il s’est marié deux plus tard. Il a aujourd’hui trois enfants de son épouse.

S’il ne s’était pas rendu à cette soirée, il aurait sûrement fait la connaissance de l’homme formidable qui a sonné à sa porte par erreur le même soir. Et il vivrait une histoire d’amour aussi heureuse et stable.

Mais il ne serait pas « normal », il ne serait pas chef de service, il ne serait pas marié, n’aurait pas d’enfants. Il serait repoussé par certains. Pourtant, qui peut dire que Monsieur Lambda n’est pas un humain comme les autres, qui vit aime et souffre ?

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jeudi 5 mars 2009

L'amour est un combat

"L'amour est un combat de tous les jours"

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Dans plusieurs sens :

  • Tout d'abord, lorsque l'on aime on combat chaque jours ses envies, sa conscience, ses pulsions, ses proches, que sais-je encore pour vivre au mieux cette flamme dangereuse

  • Mais aussi, et je prefere cette version, car il faut chaque jour reconquérir le coeur adoré si l'on veut que la passion dure... Et cela est un difficulté énorme. Seuls ceux qui se séduisent chaque jour de nouveau qui savent se faire aimer un peu plus chaque jour arrivent à vivre leur passion sous un soleil souriant!

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